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La Grèce sera ouverte au tourisme au mieux à partir du 1er juillet

Interview du Premier Ministre grec Kyriakos Mitsotakis à CNN, publiée le 5 mai 2020 par le site d'information Travelling News (traduction du grec par Martine Schenker)


"Dans le meilleur des cas, la Grèce sera ouverte au tourisme à partir du 1er juillet". Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a parlé à CNN du succès du traitement de la pandémie du coronavirus, mais également des perspectives de la saison touristique de cette année. "Ce sera un été très différent. Mais nous espérons que le pire est derrière nous. Encore une fois, ce que je considère comme pandémie du coronavirus, mais également des perspectives de la saison touristique de cette année.Les Grecs n'ont pas été fiers depuis longtemps ", a déclaré le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis dans un entretien avec l'envoyé du réseau CNN à Athènes, Nick Robertson. "Nous avons repris confiance dans les institutions, dans l'État, dans le comportement de nos concitoyens". Il a également noté que les choses ont changé en termes de confiance en soi, mais aussi de confiance en l'État. "Je ne veux pas nécessairement dire confiance en le gouvernement. Mais les citoyens font confiance à l'État, aux experts. La première chose que j'ai faite a été de donner la parole à notre meilleur épidémiologiste. Et c'est lui qui fait les mises à jour quotidiennes, pas moi", a ajouté Kyriakos Mitsotakis. Evoquant les perspectives de la saison touristique, le Premier ministre a déclaré: "Dans le meilleur des cas, la Grèce sera ouverte à l'activité touristique à partir du 1er juillet et nous travaillons dans ce sens. Nous le préparons certainement de notre côté, mais cela dépend aussi des compagnies aériennes, car la plupart des gens viennent en Grèce par avion. Et aussi de l'application de protocoles très stricts. " Parlant avec l'envoyé du réseau à Athènes, la présentatrice du programme, Julia Chatterley, a noté que "les mesures rapides de confinement prises par le gouvernement ont sauvé des vies", ajoutant: "Le message est également que la Grèce sera prête pour la saison des vacances d'été". "Le nouveau Premier ministre grec n'est pas populiste, comme le précédent, il est pragmatique, et c'est à cela qu'il attribue son succès et celui du pays dans la gestion du COVID-19 jusqu'à présent; au fait que les mesures de confinement aient été prises avant même que des décès ne soient enregistrés dans le pays ", a déclaré le journaliste, notant que les pertes humaines totales en Grèce sont inférieures à celles enregistrées dans d'autres pays pendant une seule journée.



L'interview de Kyriakos Mitsotakis avec le journaliste de CNN: Nick Robertson: L'économie grecque dépend fortement du tourisme: 20% ou plus dépend du tourisme. S'ouvrir signifie donc permettre aux touristes de venir. Kyriakos Mitsotakis: Pas dans la première étape. Nous ne dépendons pas plus (du tourisme) que d'autres pays comme le Portugal ou même dans une certaine mesure l'Espagne. Tous les pays du Sud dépendent fortement du tourisme. Maintenant, la vraie question est de savoir si nous pourrons avoir des touristes plus tard dans l'été. Nick Robertson: Le pourrez-vous? Kyriakos Mitsotakis: Seulement si nous nous mettons d'accord sur des protocoles très spécifiques, espérons-le au niveau européen. Supposons que les gens passent un test avant leur vol (soit un test d'anticorps, soit un test moléculaire avec la méthode PCR), puis il y aura une surveillance étroite. Et puis, bien sûr, l'expérience touristique de cet été sera peut-être un peu différente de celle des années précédentes. En gardant vos distances. Il n'y aura peut-être pas de bars ouverts, peut-être pas de foule, mais vous pourrez toujours avoir une superbe expérience en Grèce, à condition que l'épidémie mondiale soit sur une courbe descendante. Mais dans le meilleur des cas, la Grèce sera ouverte au tourisme à partir du 1er juillet et nous travaillons dans cette direction. Nous nous préparons donc à cela. Mais cela dépend certainement des compagnies aériennes, car la plupart des gens viennent en Grèce par avion. Et également de protocoles très stricts et applicables. Nick Robertson: Pouvez-vous nous donner une idée de l'ampleur de la perte financière, peut-être en pourcentage? Kyriakos Mitsotakis: J'évite de faire des prédictions car, selon les développements, les choses peuvent être très différentes. Je ne voudrais pas faire d'évaluation à grande échelle, mais bien sûr, les choses seront bien pires si nous n'ouvrons pas du tout pour les touristes étrangers cet été. Nick Robertson: Il le faut donc... Kyriakos Mitsotakis: Si nous parvenons à accueillir des touristes, les choses iront mieux. Mais comme vous le savez, il semble y avoir un consensus entre la plupart des pays européens sur un taux d'environ 10%, ce qui représente une énorme réduction d'activité. Nick Robertson: Ça va être un été très différent, non? Kyriakos Mitsotakis: Ce sera un été vraiment différent. Mais nous espérons que le pire est derrière nous. Encore une fois, ce que je considère comme le résultat positif de cette crise, c'est le sentiment de réussite collective. Et j'ose utiliser le mot fierté. Les Grecs n'ont pas été fiers depuis longtemps. Parce que, vous savez, pendant dix ans, nous avons été le sac de boxe de l'Europe. Nick Robertson: Cela change-t-il les choses? Kyriakos Mitsotakis: Je pense que les choses ont changé en termes de confiance en soi, mais aussi en termes de confiance dans l'État. On ne fait pas nécessairement confiance au gouvernement. Mais les citoyens font confiance à l'État. Ils font confiance aux experts. La première chose que j'ai faite a été de donner la parole à notre meilleur épidémiologiste. Et il fait les mises à jour quotidiennes, pas moi. Nick Robertson: Cela semble, j'ose le dire, être un message très fort pour les États-Unis, pour le Royaume-Uni, dont les performances contre cette pandémie sont actuellement parmi les pires en termes de taux de mortalité et infections. Kyriakos Mitsotakis: Chacun le fait à sa manière. C'est comme ça… Nick Robertson: Je le sais, mais y a-t-il une bonne voie? Et la Grèce a-t-elle trouvé la bonne voie? Kyriakos Mitsotakis: Je ne pense pas qu'il y ait une seule et unique bonne façon de faire. Mais je pense que nous avons été très clairs, du moins dans la première phase, jusqu'à présent, je pense que nous l'avons fait de la bonne façon. Source: Travelling News (traduction Martine Schenker)